Wednesday, September 15, 2010

Visite à l'Expo Énergie d'André Boisclair

*Cet article a d'abord été publié sur le site de Greenpeace Canada

Montréal, 14 septembre - Comme Nathalie Normandeau a confié au magazine l'Actualité qu'elle ne voulait pas « perdre (son) temps avec les Greenpeace de ce monde », nous avons décidé de lui rendre visite en personne lors de son passage aux conférences publiques de l'Expo Énergie, animées par André Boisclair dans le cadre du Congrès mondial sur l'énergie.

À notre arrivée, la parole était au ministre fédéral des Ressources naturelles, Christian Paradis. Nous avons d'abord déployé nos bannières, puis nos voix ont résonné dans la mezzanine du Complexe Desjardins pendant plusieurs minutes. On pouvait y entendre : « Gaz, pétrole, moratoire ». Les gardiens de sécurité sont éventuellement venus nous demander poliment de laisser les conférenciers s'exprimer tout en nous donnant l'autorisation de rester sur les lieux et de garder les bannières bien visibles.

Nous avons donc pu assister à la présentation de Nathalie Normandeau qui affirme que le gouvernement compte bien respecter ses objectifs de réduction de gaz à effet de serre tout en faisant des investissements majeurs dans les hydrocarbures. Pour nous, cette position va à l'encontre d'une vraie révolution énergétique.

Steven Guilbeault a ensuite fait une présentation sur les changements climatiques et les énergies renouvelables. Plus tôt dans la journée, Équiterre lançait une analyse préliminaire sur les gaz de schiste se positionnant également en faveur d'un moratoire.

Pour sa part, André Boisclair maintient qu'il est trop tard pour imposer un moratoire aux compagnies ayant déjà des permis d'exploration en main, à moins que le gouvernement ne rachète ces droits d'exploration. Le coût de rachat serait plus élevé que le coût initial car il faut prendre en compte la valeur économique estimée des terrains si le gaz est finalement exploité.

Ce qu'il oublie de mentionner est que cette valeur anticipée augmente plus le temps passe et sera beaucoup plus grande dans quelques mois si du gaz est effectivement découvert. Que se passera-t-il si à ce moment, le Québec se rend compte que les risques sur l'environnement, la santé et l'économie sont trop élevés? La facture sera nettement plus salée.

Mobilisons-nous afin de prendre une décision éclairée!

Exigez des députés un Québec indépendant des énergies sales et partagez ce message avec vos proches.

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